Quelles sont les limites de l'IMC ?
L'IMC compare le poids à la taille, rien de plus. Il ne dit pas de quoi le poids est fait, ni où se loge la graisse, et il ne se lit pas de la même façon à tout âge.
Il ne distingue pas le muscle de la graisse
Un kilo de muscle pèse autant qu'un kilo de graisse sur la balance. Une personne très musclée peut donc dépasser 25 sans excès de masse grasse. À l'inverse, un IMC dans la tranche normale peut cacher une faible masse musculaire.
Il ignore la répartition de la graisse
L'Assurance Maladie rappelle que l'IMC ne tient pas compte de la répartition du tissu adipeux. Or la graisse placée autour des organes de l'abdomen est associée à un risque cardiovasculaire plus élevé. Le tour de taille comble en partie cette lacune.
Il ne convient pas à tout le monde
Chez l'enfant et l'adolescent, l'IMC se lit sur les courbes de corpulence du carnet de santé. Pendant la grossesse, c'est l'IMC d'avant la grossesse qui guide le suivi. Chez la personne âgée, il peut masquer une perte de muscle, voire une dénutrition.
Un point de départ pour la discussion
Malgré ces limites, l'IMC reste simple, gratuit et comparable d'une personne à l'autre. L'OMS s'en sert pour définir le surpoids et l'obésité chez l'adulte. C'est au professionnel de santé de le compléter et de l'interpréter.
Questions fréquentes
Existe-t-il une mesure plus précise que l'IMC ?
Le tour de taille enrichit utilement la lecture, et le rapport tour de taille sur taille est parfois proposé. D'autres examens, demandés par un médecin, mesurent la composition du corps.
Pourquoi l'IMC est-il encore utilisé ?
Parce qu'il se calcule en quelques secondes, sans matériel, et qu'il permet de suivre une population entière dans le temps. Il sert de premier repère, pas de diagnostic.
Mon IMC est normal : suis-je forcément en bonne santé ?
Pas forcément. L'IMC ne dit rien de votre alimentation, de votre activité physique ni de vos analyses. Il reste un repère parmi d'autres, à lire avec un professionnel.